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Les États-Unis accueilleront, du 11 juin au 19 juillet 2026, 78 des 104 rencontres du Mondial de football organisé avec le Canada et le Mexique. Parmi les onze villes hôtes américaines, plusieurs métropoles démocrates sont désormais menacées par le président, qui invoque des raisons de sécurité.

« Nous pourrions leur retirer ». Dans sa croisade contre les villes démocrates, Donald Trump a encore sévi. À moins de huit mois de la Coupe du monde, qui se déroulera outre-Atlantique, le président des États-Unis menace de déplacer les matchs organisés dans des villes tenues par des maires démocrates.

Cette menace intervient alors que Donald Trump interpelle depuis début septembre sur la présence d’une violence incontrôlable dans certaines villes gouvernées par des démocrates. Le milliardaire républicain a d’ores et déjà demandé le déploiement de l’armée pour rétablir la situation à Memphis, Portland et Chicago.

 « Le football est plus grand qu’eux »

Le chef d’État américain souhaite délocaliser certaines rencontres s’il estime que les conditions de sécurité ne sont pas réunies pour accueillir l’évènement le plus suivi au monde. Los Angeles (huit matchs), Boston (sept matchs), San Francisco et Seattle (six matchs) sont concernées, des villes « dirigées par des extrémistes de gauche qui ne savent pas ce qu’ils font », a lancé le dirigeant MAGA (Make America Great Again).  « Si nous estimons qu’une ville présente le moindre risque pour [l’un de ces événements], nous ne l’autoriserons pas », a-t-il insisté.

Des menaces sans fondement ? L’organisation de la compétition relève de la compétence de la Fédération internationale de football (FIFA) dirigée par Gianni Infantino, ainsi n’est-il pas certain que Donald Trump ait le pouvoir de prendre unilatéralement une telle décision. L’homme d’affaires assure pourtant que « son ami Gianni » n’hésitera pas à déplacer les matchs sur ses conseils. Une décision hautement improbable si l’on en croit le vice-président de la FIFA, Victor Montagliani, qui rappelait il y a quelques semaines lors d’une conférence à Londres : « C’est le tournoi de la FIFA, c’est la FIFA qui prend ces décisions. Avec tout le respect que je dois aux dirigeants mondiaux actuels, le football est plus grand qu’eux et le football survivra à leur régime, à leur gouvernement et à leurs slogans. C’est la beauté de notre sport, il est plus grand que n’importe quel individu et plus grand que n’importe quel pays. ». 

Déplacer des rencontres à ce stade représenterait d’ailleurs un défi logistique majeur. Néanmoins Donald Trump pousse plus loin la provocation : Los Angeles pourrait, selon lui, perdre les Jeux olympiques 2028, invoquant les mêmes raisons de sécurité. 

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