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Pour Yanis Guerti, entraîner est un moyen de transmettre sa passion et sa philosophie. Trois fois par semaine, il consacre son temps et son énergie à former la prochaine génération, entre fondamentaux du football et valeurs collectives.

Dix-sept heures quarante-cinq, seul sur le terrain synthétique du stade Sadi Lecointe de l’ASC Vélizy, Yanis Guerti prépare sa séance dans un calme paisible. La longiligne doudoune du « coach » est de sortie pour les premières fraîcheurs de l’hiver où le ciel grisâtre contraste avec la multitude de couleurs des coupelles mises en place pour l’entraînement. Yanis en a fait sa routine, arriver 45 minutes avant le début de l’entraînement pour installer le matériel, les ballons, les chasubles…

Aujourd’hui responsable de la catégorie U9 (enfants nés en 2017) au club de football vélizien, il a toujours privilégié entraîner les catégories de jeunes footballeurs. « À cet âge-là, les enfants sont comme des imprimantes, ils assimilent tout », confie-t-il. Yanis accorde une grande importance aux valeurs collectives que peut apporter le football : « La tolérance, la solidarité, le respect des autres ». 

Cette philosophie trouve sa source alors qu’il n’est encore qu’un adolescent. À 14 ans, inspiré par son entraîneur de l’époque Cédric Jochmans, Yanis découvre le rôle d’éducateur. Cette passion ne le quittera plus. Malgré le froid, la pluie ou le vent, l’entraîneur de 24 ans accueille les enfants avec le même sérieux, la même envie de leur partager sa passion de toujours. « Je veux rendre au football ce qu’il m’a apporté à moi et à mon frère ». Ismaël, le cadet, a signé, l’année dernière, un contrat professionnel au FC Metz. Une consécration pour l’aîné de la famille Guerti qui entraînait son frère dès son plus jeune âge. Cette idée de transmission légitime selon lui « qu’avec le travail on peut réussir à réaliser ses rêves ».

Yanis n’oublie pas d’évoquer les dérives de ce milieu, notamment le rôle des parents, un sujet « délicat » qui touche surtout les jeunes éducateurs. « Moi je n’ai pas trop de problèmes car dès le début de la saison je pose les limites, les règles mais certains parents peuvent profiter de la jeunesse de certains entraîneurs inexpérimentés pour prendre davantage de place », constate-t-il, sans que ce fléau n’entache sa motivation. Il est déjà l’heure de l’entraînement, le silence se rompt, les premiers enfants accourent sur le terrain.

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